soma: melena

soma: melena
Une jupe éponge de sang, méléna aime. J'aime boire l'eau chaude et rance de méléna. Une pulpe de fond mangée, méléna aime. Phlegmon rectal, jouet de méléna. Lit d'insultes abyssales, méléna aime. J'aime croire que méléna ne souffre pas. Elle aime se voire quand elle éclate et qu'il. Frappe, soigne, empoigne, canal anal. Méléna mène la lame sans male. C'est qu'elle aime à. Résoudre et laminer son mal. Sentir son âme en elle. Séquelles de l'aine elle a. Malmène son élément de fiel. Ce qu'il aime aima. Dissoudre les fèces, plaisir oral. Méléna se mêle. Emmène la moelle au mélange, mélasse de miel noir. Chienne au flanc purpura, méléna saigne. Mixions sanguinaires plaisent à méléna. Chaîne de hanche cisela, méléna saigne. Surplus de chair, trou de méléna. Déchaîne ses veines externes, méléna baigne. Fluxion solide, abcès de méléna. Elle aime s'asseoir si elle écarte ses cuisses. L'araignée crève sur la toile qu'elle a tissée. Frappe, soigne, empoigne, canal anal. Méléna mène la lame sans male. C'est qu'elle aime à. Résoudre et laminer son mal. Sentir son âme en elle. Séquelles de l'aine elle a. Malmène son élément de fiel. Ce qu'il aima. Dissoudre les fèces, plaisir oral. Sage femelle, méléna met bas sur il. Sème ses selles, miasmes d'une si belle idylle. Méléna nous aime, frappe, saigne, empoigne. Sait qu'elle a mal. Méléna sème les larmes, sans armes. Souille les orifices que l'on convoite en coulisse. Ecarte ses cuisses. Méléna murmure, suppure, se fait saliver. Sur l'objet fécal, amalgame anal. Méléna se mêle, emmène la moelle au mélange, mélasse de miel noir.

# Enviado el lunes 26 de diciembre de 2005 13:47

soma : crucifère

soma : crucifère
Je ne m'entends plus. Je ne m'en sors plus ! Aide-moi, rien qu'une autre fois ! J'ai mâché mes mains. Je ne sens plus rien. Éteints moi ! Je sais la vérité, l'ai toujours honorée. Je sais la vérité, je l'ai toujours détestée. Non, je ne veux plus m'asseoir. Ma vie n'était qu'un rêve. L'amertume s'amoncelle. Je prie d'être irréelle. Nos veines ruissellent. Envahissent ma tête et je crève. J'ai cassé la beauté, effacé, gratté, cessé d'exister. Non, je ne veux plus m'asseoir. Plus envie de te voir prés de moi, non ! Enclin disgracieux. J'irais brûler mes ailes. Mutation corporelle. Je m'aime facétieuse. Démons malins galopent. Si beaux, sur leurs chevaux m'enveloppent. Enlevez-moi ! L'armée d'infidèle me saisira. Assise. Non ! J'ai sali les amants de ma langue de serpent. J'ai enflammé nos chairs avec nos amours passées. J'ai pleuré les avants, la rage des pères. J'ai brûlé nos bancs, de toute ma haine, je me lève. Rien, envie du sien de bien. Rien, envie de moins de bien. Plus envie de nos devoirs là-bas ! Plus envie de te voir prés de moi ! Ce que tu ne peux sentir. Tu n'as pas compris. Tout ce qui me fait languir. Tu n'as pas compris. La vérité, tu ne l'as pas comprise. M'a rattrapée, tu n'as pas compris : J'y crois encore

# Enviado el lunes 26 de diciembre de 2005 13:45

soma : detruis-moi

soma : detruis-moi
Tu n'es pas mieux que moi ! Si c'est ton jeu, détruis-moi ! Mange les restes dans la poubelle. Mais vomis pour que tu sois plus belle. Belle est laide quand elle est sur scène. Elle se moque de tout même. Quand ils la saignent. Lève-toi ! Ces gens parlent si bas. Lève-toi ! Ne les entends pas ! Mais je les écoute. Laide a un doute. Ils ne me connaissent pas. Mais crachent treize fois. Je connais bien mon rôle. Et j'ai besoin de toi. Tu n'es pas mieux que moi. Salis-moi, ne me néglige pas. Tu n'es pas mieux que moi. Qui suis toi. Tu ne t'aimes pas ? Tu n'es pas mieux que moi. Si c'est ton jeu, détruis-moi ! Suceurs, tout est dans ma bouche. J'en suis la souche. Votre venin est si doux. La grosse ne crachera pas. Tes ongles sont si sales. Ton vernis craque. Elle, quelque fois. Aurait voulu être elle. Quelques joies pour quelques peines. Elle, sans visage, ne donne pas son âge. Le regard, sagement dérobé. Elevage des âmes, plein corsage... Quel corps vais-je vendre aujourd'hui ? Choisir je ne saurais. Mais pour eux le mieux serait. La peau nue de ma poupée ; Si souvent, je la porterais. Vous pourrez alors, cracher, détruire, voler, me saccager. Sous elle je ris si fort que peut-être m'entendrez-vous? Sous elle je ris si fort que peut-être étais-ce vous? Sous elle, je cris si fort. Sous elle, je ris si fort. Sous elle, je vis si fort. Sous elle, je prie si fort. Sous elle, je gis si fort. Sous elle, je ris si fort que peut-être m'entendrez-vous ? Sous elle, je cris si fort que peut-être la tueriez-vous ? Elle sans visage, ne donne pas son âge. Le regard sagement dérobé. Elevage des âmes, plein corsage... Quel corps vais-je vendre ? Aujourd'hui. N'est pas sans rappeler demain. Je regarde le sang sur mes mains : Beau paysage !

# Enviado el lunes 26 de diciembre de 2005 13:43

soma : le fruit des anges

soma : le fruit des anges
Moi le fruit des autres. J'implore mon effort. Mon effort, j'implore. Envie d'être une autre. Fille du vent prend l'air du temps. Remonte et descend le courant. Suspend l'instant, suicide latent. Bonsoir, les anges insolents. Attendrie, mes enfants sanglotants, je m'enfuis. Sors de ma tête ! Entre dans ma bouche ! L'orifice est louche. Mais l'idée fort louable, du désir palpable. D'une résurrection, me glace casse le fond : ma destruction. Une prise inconsciente, une incision. Mussant mon enfant mon erreur et glisse sous ma langue : Mon sucre de mort. Le nez dans la fosse, le doigt jusqu'à l'os. Je rends tes paroles à qui les boira. Mussant mon enfant mon erreur et glisse sous ma langue : Mon sucre de mort. Enfermant l'enfant dans son coeur et glisse sous sa porte : Quelques mots de mort. Mot__parle__sois sage__bébé__tue__larmes. Dors__calme__trop mal__demain__vous aimes. Ciel__pleure__les anges__adieu__maman. Ma porte est fermée, qu'est ce que tu as fait ? Je force, je force, elle s'ouvre... Elle est là, elle meurt, devant moi Pourquoi, tu as fait ça ?

# Enviado el lunes 26 de diciembre de 2005 13:41

soma : lemniscate

soma : lemniscate
C'est là que tout recommence. Etranges murs susurrent à nos oreilles. Elle est là attend l'éveil. Mais tout a commencé et tout recommence. On a caché quelques morceaux de tête. Dans sa boîte, bien intacts et mangeables. Je déteste rendre sur elle ; je fixe sa bouche. Bientôt, je sors ma langue. Nécrophores. Ils adorent, épier, regarder, examiner. Si rien n'a bougé. Ne te réveille pas ! Ceux qui marchent dans le noir. Te scrutent, te dévisagent, pénible songe. Informe image de leur sillage. Ils déambulent sans pied. Leurs jambes exsangues. Moi je les connais bien ! Ils te passent, se lassent, t'assujettissent. Tes nuits glissent, se suivent. Leurs sangs s'unissent. Sans saveur. Ton sauveur, effervescente absence. Vous n'existez pas ! Ils profèrent lentement, l'anatomie aqueuse se dessinera. Son ventre se décharge vers le bas. La folie s'écoulant sur ses genoux délicats. Quel sinistre corps, la veuve se pleure d'un organe perdu. Dehors. La réalité l'effleure : elle chute, se cogne. Maltraite ses yeux suintants, palpe ses lèvres encore chaudes. Liquide brûlant. Dormir. Aspire le suc des dieux, aime ça ! Tu n'existes pas. Ils te passent se lassent t'assujettissent. Tes nuits glissent, se suivent. Leurs sangs s'unissent. Sans saveur. Ton sauveur, effervescente absence. Vous n'existez pas ! Dis moi, pourquoi tes yeux s'inondent ? Pleure pas ! Tout ça n'existe pas ! Dis moi, pourquoi ces têtes immondes ? Pleure pas, ce soir ! Tout ça n'existe pas ! Etrange femme murmure à mon oreille. Elle est là, sur moi veille. Ca n'a pas de sens et tout recommence. Leurs danses lascives s'attardent sur toi, touche les, ils sont pour toi ! Lèche les grands, lèche dedans ! Aussi vrai que toi, ils sont si vivants. Pur sang d'enfant. Leurs bouches salivantes avalent les indices. D'une douce torture. Violente est l'ire ! Leurs membres tombent. Sur ta fleur à demi morte. Ne pleure pas ! Tu seras toujours la suivante ! Tu ne rêves pas!

# Enviado el lunes 26 de diciembre de 2005 13:39